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Source : http://www.bernard-raquin.fr/spiritualite/islam-coran-avis-experts.html
Coran : l'avis des experts, islamologues, érudits et archéologuesUn érudit allemand, Theodor Nöldeke, écrivit en 1860
l’histoire du Coran. Pour la première fois, les chercheurs
s’interrogeaient sur la création de l’islam, en dehors des légendes.
(Geschichte des Quorans, Leipzig 1919). Un autre érudit, Adoph von Harnack, affirma, dès 1874, que le « mahométisme n’est qu’une lointaine dérivation de la gnose judéo-chrétienne, et non une religion nouvelle ». Puis le français Gabriel Théry (sous le nom d’Hanna Zakarias) après trente ans d’études, conclut dans son ouvrage De Moïse à Mohammed que le Coran ne pouvait être l’œuvre de Mahomet. D’après lui, l’auteur était converti au judaïsme par son instructeur juif. Bruno Bonnet Eymard constata que les textes ayant servi à composer le Coran étaient d’origine et d’inspiration syrienne. Après 1950, le père Bertuel confirma ces recherches. Il
publia L’islam, ses véritables origines Beaucoup de travaux insistent sur le sabéisme de
l’époque. D’autres mettent l’accent sur le nombre élevé de mots persans et
syriaques dans le Coran. On peut lire à ce sujet Pourquoi je ne suis
pas musulman, d'Ibn Warraq (L'Age d'Homme, Lausanne 1999) Hassan Abassi, dans Les secrets de l'islam, cite
les experts musulmans recensant des milliers de différences entre les
différents corans. Patricia Crone, auteur avec Michaël Cook de Hagarism, The making of the islamic world, déclare : « La tradition fondamentalement historique, à laquelle (les conteurs) sont supposés avoir ajouté simplement leurs fables, n’existe pas. Vu qu’un conteur en suivait un autre, le souvenir du passé se réduisait à un stock commun d’histoires, de thèmes et de motifs propres à être combinés ou recombinés dans une profusion de faits apparents. Chaque combinaison et recombinaison créait alors de nouveaux détails, et, dans la mesure même où des informations fausses s’accumulaient, de l’information authentique était perdue. ». Patricia Crone a aussi publié Meccan trade and the
rise of islam, démontrant que le berceau de l’islam ne peut avoir été
La Mecque. D’après elle, l’existence de La Mecque est très incertaine,
avant que les califes n’en fassent un centre de pèlerinage. Michaël Cook signale les similarités entre les croyances musulmanes et celles des Samaritains, concernant la religion d’Abraham, dans l’ouvrage intitulé Le livre des Jubilés (daté de –140 à –100 avant J.C.) Antoine Moussali estime que le Coran n’était que le
lectionnaire, en araméen, d’une secte judéo-nazaréenne, au début du VIIe
siècle (La croix et le croissant, Editions de Paris, 1998)
Dans son ouvrage Le Coran, la Bible et l'Orient
ancien, Mondher Sfar souligne que les noms attribués à Allah sont
recopiés des noms attribués au dieu babylonien Mardouk, dans un poème
datant du 12ème siècle avant J.C. Dans A la recherche de Muhamad, Grégoire Félix
évoque un manuscrit syrien de 874, où l'émir des Hagarènes (descendants
d'Agar, mère d'Ismaël) se refère à la Thora en hébreu, et non au
Coran. Alfred-Louis de Prémare, dans Les fondations de
l'islam (Le Seuil), évoque la charte de Médine, datée en réalité de
830, et pourtant rédigée par Muhammad le prophète. Dans son livre Les Arabes n'ont jamais envahi
l'Espagne (Flammarion), Ignacio Olaguë explique que Mahomet donne
encore des ordres en 855. Ce qui confirme que Mahomet n'était que le
surnom de tous les chefs de tribu. Dans leur livre La Bible dévoilée, les nouvelles
révélations de l'archéologie, (Bayard) Israël Finkelstein et Neil
Silberman rappellent que la Bible est quasiment entièrement fausse d'un
point de vue historique. De nombreuses traductions mésopotamiennes démontrent
que la plupart des mythes bibliques datent de plusieurs milliers d'années
avant les Hébreux. On peut lire L'épopée de Gilgamesh, traduite par
Jean Bottéro (Gallimard) et L'histoire commence à Sumer, de Samuel
Kramer (Flammarion) Le Dr Gerd-Rüdiger Puin, professeur à l’université de
Sarrebrück (Allemagne) traducteur du Coran de Sanaa, évoque les évolutions
du texte dans Die Syro-Aramaische Lesart des Koran, Christop
Luxenberg, (Verlag Hans Schiler) L’islamologue Jacqueline Chabbi estime que le Coran a été compilé sous le calife Abd Al-Malik, à Damas, au début du VIIIe siècle (époque d’Hajjâj). Les plus anciens corans existants sont ceux du Yémen, découvert en 1972, celui de Topkapi (Istanboul), fin du VIIIe ou début du IXe siècle. Un autre exemple se trouve à la British Library à Londres, datant de la fin du VIIIe siècle, soit cent cinquante ans après l’hégire. J. Wansbrough a étudié les origines samaritaines du
Coran, dans Quranic Studies, Oxford, 1977, et The Sectarian
Milieu, Oxford, 1978. Goldziher, dans On the Development of hadith déclare « qu’un vaste nombre de hadiths, acceptés même dans les recueils musulmans les plus rigoureusement critiques, sont des faux complets de la fin du VIIIe et du IXe siècle, et qu’en conséquence, les chaînes de transmetteurs méticuleux qui les étayent sont totalement fictifs. » |