Violences sexuelles Maroc

Un cadre islamiste de Justice et Bienfaisance accusé de pédophilie au Maroc

Vendredi dernier, la police judiciaire de Jerada (nord-est du Maroc) a déféré devant la justice un cadre de l'association islamiste Al Adl wal Ihssane (Justice et Bienfaisance) pour le viol d'un mineur de moins de cinq ans.

Mokrani, l'inculpé, a 37 ans. Célibataire, il exerce le métier de « Nakib Ousra », sorte d'animateur de quartier, et de cadre dirigeant au service de l'organisation islamiste Al Adl wal Ihssane (Justice et Bienfaisance) qui n'est pas reconnue par le gouvernement marocain. Accessoirement, Mokrani est écrivain public à Jérada, ce qui est quasiment une charge officielle au Maroc étant donné le taux d'analphabétisme.

L'accusé est poursuivi pour pédophilie. Il a été arrêté suite à la plainte du père de l'enfant, puis mis en liberté provisoire sous caution. La victime est un garçon de cinq ans, qui dit que l'apôtre d'Allah l'avait conduit dans sa maison avant de se livrer à son imitation favorite du beau modèle Mahomet. Des sources policières locales racontent que l'intéressé aurait abusé de la confiance de plusieurs voisins pour se livrer à la pédophilie. Mais comme souvent, les familles préfèrent se taire pour éviter tout scandale.

L'association humanitaire marocaine « Touche pas à mon enfant » s'est saisie de l'affaire et se constituera partie civile. Elle a fort à faire au Maroc, où la pédophilie est souvent un substitut à la frustration sexuelle imposée par l'islam, tout comme l'inceste.

Jerada, la ville où se sont déroulés les faits, est proche d'Oujda au nord-est du Maroc. Cette région voisine de l'Algérie a longtemps été négligée par le pouvoir marocain. Elle est aujourd'hui fortement travaillée par les islamistes qui essaient d'établir des connexions avec les trafiquants de haschich du Rif voisin pour financer leurs actions. Les islamistes sont également impliqués dans la contrebande avec l'Algérie voisine alors que la frontière entre les deux pays reste strictement fermée.

Les réseaux adlistes

Al Adl wal Ihssane (en français : Justice et Bienfaisance) est un mouvement islamiste marocain officieux semi-clandestin, qu'on estime à 10.000 militants actifs. Sans compter les expatriés ou sympathisants étrangers qu'on trouve surtout en France. Son Q.G. est à Salé, dans la banlieue de Rabat. Il est fondé par Cheikh Abdeslam Yassine, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à son homonyme du Hamas mis hors d'état de jihader par les israéliens. Nadia Yassine, la fille du cheikh, propage également la (bonne) parole partout dans le monde, et fait l'objet d'une inculpation pour avoir appelé à renverser le régime marocain. Les « adlistes » (du nom arabe du mouvement) s'illustrent au Maroc en multipliant les manifestations interdites. Leur credo est semblable à celui des Frères Musulmans : instauration mondiale du califat (dictature musulmane), charia (loi islamique) et jihad (guerre sainte).

Al Adl wal Ihssane tente par exemple de supprimer tout commerce de porc et d'alcool au Maroc, et exerce des pressions physiques sur les commerçants récalcitrants.

A l'instar de Mokrani, les islamistes tentent d'occuper des postes stratégiques pour espionner la population : écrivains publics mais aussi taxiphones, cafés internet, taxis, guichets des administrations, employés des transports, vendeurs dans les lieux publics. En France, de nombreux « barbus-voilées » sont infiltrés dans les consulats des pays maghrébins, afin de ficher leurs compatriotes expatriés.

Pédophilie et homosexualité en islam

Les pédophiles musulmans se justifient par l'imitation de Mahomet, prophète de l'islam. Alors qu'il avait 53 ans, Mahomet épousa Aïcha, une enfant de 6 ans. Les haddiths (textes canoniques de l'islam qui décrivent la vie du prophète) affirment que le mariage a été consommé lorsque l'enfant avait 9 ans. Les pays musulmans qui appliquent la charia, par exemple l'Iran, en concluent que l'âge limite légal pour le mariage est de 9 ans pour les filles. C'est aussi l'âge que retiennent les islamistes pour l'obligation du foulard devant couvrir les cheveux des femmes et plus si affinités. En effet, l'islam considérant la femme comme un objet que le père donne (ou vend) à son futur gendre comme c'est prescrit dans le Coran, les notions de puberté et de nubilité sont confondues. Dans les affaires de voile imposé où est impliqué le Docteur Abdallah Thomas Milcent en France, les plus jeunes victimes ont justement… 9 ans !

Dans le fait divers de Jerada, il ne s'agit pas d'une petite fille, mais d'un petit garçon. Contrairement à une idée reçue en Occident, l'homosexualité n'est pas strictement interdite en islam. Ce cliché est due au fait que la femme est considérée comme un objet par le Coran et les haddiths. Sa liberté sexuelle est inexistante et l'homme musulman peut en jouir à sa guise. Comme les textes canoniques musulmans explicitent en long et en large cette soumission sexuelle de la femme à son mari, on en conclut à tort que seules les relations hétérosexuelles sont autorisées. Le Coran ne condamne formellement que la sodomie, c'est-à-dire la pénétration d'un pénis dans l'anus d'une autre personne. Les autres pratiques sexuelles entre personnes de même sexe ne font pas l'objet d'interdictions explicites.

Le Coran et les haddiths regorgent d'allusion à l'homosexualité. Les récompenses paradisiaques pour les hommes seront des vierges des deux sexes. Le butin des razzias comporte des enfants dont les vainqueurs peuvent user à leur gré selon la loi islamique, sans que celle-ci ne précise ni le sexe ni l'âge limite de ces esclaves sexuels autorisés. Dans les procès d'homosexuels en terre d'islam, les chefs d'accusation ne sont pas l'homosexualité en général, mais la sodomie, la débauche, l'usage de l'alcool, et autres prétextes. Le monde musulman contemporain comporte de nombreux personnalités de premier plan dont l'homosexualité ou la pédophilie sont de renommée publique, sans que cela fasse l'objet d'une quelconque condamnation par des autorités religieuses ou par les islamistes.

On ne saurait assimiler homosexualité et pédophilie qui sont de natures totalement différentes : l'homosexuel a des relations sexuelle avec un adulte consentants du même genre, tandis que le pédophile est un délinquant qui abuse d'enfants, la plupart du temps des deux sexes. Mais dans des faits divers comme celui de Jerada, c'est bien la combinaison de plusieurs textes islamiques qui donne bonne conscience aux prosélytes islamiques violant de petits garçons : l'exemplarité du beau modèle Mahomet et d'Aïcha, les jeunes esclaves sexuels des deux sexes, etc. Quant à la sodomie, pratiquée autant sur les filles que les garçons, les violeurs apôtres d'Allah la justifient par tout un jargon mystique prétendant que leur semence purifierait le corps des jeunes enfants. Leur sperme hallal désinfecterait de toute souillure haram, en particulier l'orifice par lequel, selon les textes canoniques de l'islam, le diable et les djinns (démons) ont coutume de s'introduire.

Salim & FPB

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