Résistance 93 - Seine-Saint-Denis

Les clandestins du 93 et leurs « parrains » ne croient plus aux lendemains qui chantent… sauf Mouloud Aounit

« Il ne m'a pas été possible de réserver une suite favorable à votre demande. Vous êtes invités à prendre vos dispositions pour quitter le territoire français dans le délai d'un mois. »

Ce courrier, ils sont très nombreux à l'avoir reçu début septembre, de la part du préfet de Seine-Saint-Denis.

Mercredi soir, devant la préfecture, une petite foule d'étrangers en situation illégales accompagnés de leurs « parrains » gauchistes et islamogauchistes n'avaient plus l'arrogance des dernières semaines : les lendemains qui chantent que leur avaient promis RESF et autres activistes ne sont pas au rendez-vous.

Le maire d'Aubervilliers fait ses comptes : sur 175 décisions, il n'y a que 20 « régularisations ». On retrouve la même proportion dans les autres communes du département et dans d'autres départements. « Le compte n'est pas bon », dit Jean-Michel Delarbre, de RESF au son de tam-tams qui déchantent aussi.

Des étrangers illégaux prennent à parti leurs « parrains », les accusant de les avoir trahis en les aidant à faire leur dossier pour la préfecture, ce qui les a obligés à sortir de la clandestinité et ce qui a donné aux autorités tous les renseignements nécessaires pour les retrouver, les interpeller et les expulser.

Seul optimiste dans la bande, un certain Mouloud Aounit [photo], président d'un groupuscule nommé M.R.A.P. (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples). Reprenant un communiqué de son mouvement publié au lendemain de l'échec de la manifestation de samedi, il dit toujours croire à « un sursaut des consciences ». Il ajoute : « L'opinion a compris, avec le cas des lycéens expulsés, la cruauté et la brutalité de cette politique. »

Celui que ses détracteurs appellent « le Petit Prophète des Peuples » ne doit lire que l'Huma-Pravda, car s'il écoutait « l'opinion » des Français qui s'exprime dans les sondages et sur internet, il saurait que celle-ci a très majoritairement « compris » que le seul papier que doit avoir un étranger en situation illégale, c'est un aller simple pour son pays d'origine.

Mouloud Aounit fait de plus en plus penser à ce ministre de l'information de Saddam Hussein, décrivant une bérézina imaginaire des troupes américaines en Irak alors que celles-ci entraient dans Bagdad.

Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a répondu mercredi au Sénat à une communiste qui l'interpellait sur les expulsés du squat de Cachan : « Ceux qui n'ont pas de papier ont vocation à être reconduits dans leur pays d'origine. » On se demande pourquoi Nicolas Sarkozy ne l'a pas fait plus tôt, depuis le temps qu'il occupe sa fonction de premier flic de France ! Il est vrai que l'élection présidentielle de 2007 approche à grand pas.

Francis Percy Blake
blake@france-echos.com

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