Intifada Le problème Sarkozy

Un peu de prospective

Dans les semaines qui viennent deux évènements risquent d'entraîner de sérieux bouleversements.

Tout d'abord le voyage pontifical en Turquie, où un attentat contre Benoît XVI (qui n'est pas désolé mais attristé de l'attitude des musulmans) est plus que probable. Si le Pape est assassiné en Turquie les conséquences seront incalculables. Une éventuelle adhésion de la Turquie dans l'U.E. sera impossible, où elle entraînera des mouvements dans toute l'Europe du même type que la Révolution Orange. Si le Pape est tué il deviendra un martyr (un vrai pas un kamikaze) et l'islam sera de plus en plus mal acceptée ; cette tragédie aura au moins le mérite d'éclaircir les choses et de préparer les Français à l'inévitable guerre de haute intensité.

Si un attentat à lieu et que le Pape n'est pas blessé, les résultats seront sensiblement les mêmes car l'intention criminelle sera présente.

La fin du ramadan (l'usage de la minuscule est volontaire !) le 24 octobre sera sans doute fêtée avec des feux d'artifices et autres effets pyrotechniques comme l'année dernière. Toutefois les "de souche" qui ont eu déjà à subir de telles joyeusetés risquent de ne pas trop goûter la plaisanterie.

Que risquent de penser les contribuables (qui sont aussi électeurs) du fait que les équipements collectifs qu'ils ont payés de leurs deniers, après que les gentils djeunes discriminés par les méchants blancs aient incendiés les équipements précédents, soient de nouveau livrés aux flammes par les mêmes joyeux drilles ?

Les risquent sont réelles, d'un côté les djeunes face à l'impunité de fait de leurs actes de vandalismes, d'agressions physiques et de meurtres ne vont pas se calmer : les violences seront encore plus terrifiantes. Les CRS et Gendarmes Mobiles seront les cibles privilégiées et il est à craindre qu'il y ait des morts dans les rangs des forces de l'ordre. Les Pompiers ne pourront et ne voudront plus intervenir.

Seul le recours à l'armée devra être envisagé pour rétablir un minimum d'ordre.

Mais l'armée française est truffée de CPF qui se sont engagés uniquement pour la "gamelle" (hallal), environ 1/4 des effectifs. Ces "soldats d'élite" affirment à 90 % refuser de tirer sur des musulmans (les 10 % restant préfèrent conserver le silence).

Devant l'ampleur du désastre il n'est pas exclu que des citoyens ordinaires ne se chargent de "faire le ménage", et un remake du massacre de la rue d'Isly est à prévoir.

Si de tels évènements se produisent le gouvernement perdra le peu de crédit qui lui reste encore. L'ayatollah Sarkozy chantre (ou chancre) de "l'islam modéré" nous aura montré sa "France d'après".

Quoi qu'il en soit il risque d'y avoir des surprises au printemps prochain.

Arnaud Amaury


Réaction :

1. Le pape en Turquie :

Il faut déjà que ce voyage se fasse… Officiellement, il n'est pas annulé, mais les autorités turques sont divisées : les uns prendraient cela comme un affront, les autres espèrent le piéger en l'humiliant sur place.

Si le voyage se fait, il y aura une sécurité maximale, car les Turcs n'ont pas envie de gâcher leurs chances d'entrer dans l'Europe, sans compter la catastrophe sur l'économie turque (tourisme) et l'isolement du pays sur la scène internationale. Je ne crois pas qu'un attentat sera possible.

2. Les émeutes du ramadan :

C'est l'alerte maximale place Beauvau : tous les indicateurs sont au rouge cramoisi. De plus l'affaire du pape ne va rien arranger.

Et on ne parle que ça à l'UMP ! Ca fout les jetons à tous les maires de banlieue. Des gens comme Manuel Aeschlimann et Eric Raoult conseillent vivement à Nicolas Sarkozy de quitter son ministère avant que ça pète pour ne pas être mouillé dans la répression ou, au contraire, dans le laxisme fasse aux émeutes à venir. C'est dire s'ils font confiance à leurs « politiques de la ville » et aux mesures de Villepin suite à novembre 2005 ! Mais passons.

Nicolas Sarkozy semble avoir choisi l'option contraire : rester place Beauvau. D'abord il en a rien à foutre des états d'âmes de ces maires et députés qui doivent faire face aux « zones sensibles » et à la racaille. Lui vise les suffrages de l'ensemble des Français, et il est moins sensible au vote musulman. Un paramètre important dont il faut tenir compte : l'opinion publique est désormais majoritairement de notre côté, grâce à tout le ramdam sur les clandestins, et l'islam qui refait parler de lui, etc. Mais désormais, les gens PARLENT entre eux et même publiquement. Nicolas Sarkozy le sait. Il caresse dans le sens du poil les dhimmis genre Eric Raoult et Jean-Louis Borloo, mais comme il est le seul patron et le super-favori à l'UMP et comme les autres devront lui manger dans la main s'il est président, il les mettra au pas… ou les démettra, quitte à les remplacer par des missi dominici de l'UMP qui flirtent avec les résistants. (Non, non, pas de noms !)

Et il a d'autres raisons de jouer au super-flic. D'une part pour ne pas passer pour un lâche quand ça pétera, d'autre part parce qu'il espère conforter son image de « dur », et cette fois pas seulement par des paroles. Et si Chirac et Villepin lui disent, comme l'an dernier, d'empêcher la police de frapper pour éviter des « bavures » qui compromettraient l'image du gouvernement, alors Nicolas Sarkozy (qui s'en fout de ce gouvernement et de ces deux charlots) jouera contre eux en dénonçant leur laxisme : « vous voyez, moi je suis avec vous, les Français, mais c'est eux qui veulent pas ».

Donc il y aura des émeutes, et, vraisemblablement, une répression sarkozyste, ou une crise au gouvernement, ou les deux, et de toute façon ça risque d'aller dans tous les sens, et effectivement on aura quelques « surprises ». Mais dans ce genre de situation extrême… tout est possible ! Ca peut basculer dans un sens comme dans l'autre.

Certains « résistants » espèrent un « 13 mai » le plus rapide possible, mais hélas c'est le petit Nicolas qui pourrait ramasser la mise. Qui d'autre est prêt ?

FPB

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