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Erreurs de casting - Terrorisme intellectuel

jeudi 21 septembre 2006

LE DEBAT SUR LA CARTE SCOLAIRE

Le débat qui vient de s'ouvrir sur la carte scolaire manifeste le début, du début de la chute d'un tabou. Après un long silence de plomb, on commence à en parler sérieusement. La carte scolaire n'est que l'un des éléments de la soviétisation de la prétendue éducation prétendue nationale, où aucune liberté n'est laissée aux parents qui, pourtant, selon le droit naturel, sont les seuls responsables de l'éducation de leurs enfants.

Cette carte scolaire fut instituée par de Gaulle et son ministre de l'éducation nationale Christian Fouchet en 1963 et interdit aux parents de choisir librement l'école de leurs enfants. L'enseignement dit privé y échappe, ce qui met en fureur les laïcistes de toutes sortes.

Les parents, faisant le choix de l'école publique, sont donc obligés d'envoyer leurs enfants dans des écoles qui leur sont désignées obligatoirement, généralement dans leurs communes. Deux des chimères les plus connues justifient aux yeux des pouvoirs de gauche, vrais maîtres du jeu, le maintien, voire le renforcement, de cette carte scolaire. La chimère de l'égalité des chances comme si l'égalité des chances pouvait jamais être réalisée, chaque enfant ayant sa personnalité. Il s'ajoute la chimère de la mixité sociale : pour s'entendre entre eux les gens devraient, parait-il, se mélanger ; la mixité sociale est parente d'une autre chimère celle du métissage. Le tout vise aussi à la destruction des familles, objectif révolutionnaire par excellence.

L'un des « principes » de la République Fromagère veut que lorsque l'État s'occupe d'un problème, il crée des calamités et que le marché inévitablement retrouve ses droits, chacun essayant de biaiser : en fait, les puissants, les riches, les malins s'arrangent du problème et c'est pourquoi 40 % des écoliers parisiens échappent à la carte scolaire.

Indépendamment du recours à l'enseignement dit privé, les combines pour échapper à la carte scolaire sont très nombreuses ; par exemple, les enfants entreprennent des études spécifiques qui ne se trouvent que dans certains établissements, comme l'apprentissage du chinois. Il existe également l'échappatoire de la chambre de service ; en louant ou achetant une chambre de service dans un autre quartier l'on donne aux enfants l'accès à d'autres établissements. Comme c'est compliqué et coûteux d'avoir une chambre de service, il est même possible de la partager à plusieurs : Il exsiste ainsi des chambres de service avec 10 abonnés à l'électricité ce qui répartit les frais !

Le ministre lui-même ne respecte pas la carte scolaire. Gilles de Robien, sous prétexte d'assouplissement, s'est vanté que 27 élèves venant des ZEP et ayant obtenu la mention « très bien » avaient eu l'autorisation de déroger à la carte scolaire : ce n'est pas le premier exemple d'un hierarque officiel qui trasgresse, au nom de sa toute-puissance, les règles qu'il est chargé d'appliquer aux autres.

Bien entendu, les ministres, députés et autres pontifes sont les premiers à s'exonérer pour leurs enfants de la calamité qu'ils imposent aux autres. De même les enfants d'enseignants y échappent pour une large part.

Le seul point positif aujourd'hui est bien l'écroulement éventuel apparent du tabou : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal eux-mêmes commencent à avouer ses méfaits et se tortillent la cervelle pour l'améliorer sans la supprimer ce qui, pourtant, serait la seule bonne mesure à prendre.

En conclusion attirons l'attention sur deux conséquences.

D'abord, comme il est d'usage dans la « République Fromagère », les objectifs affichés ne sont pas atteints, au contraire : jamais les établissements n'ont été plus inégaux. La concurrence tirerait tout le système vers le haut alors qu'ici, les mauvais établissements s'enfoncent dans la médiocrité.

Au final, le mensonge règne partout : mensonge pour échapper à la calamité, mensonge au niveau étatique quand on maintient la fiction tout en la travestissant, mensonge des fausses locations… .

Il faudra, certes, du temps mais voici encore un tabou qui se fragilise !

Michel de Poncins

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