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International - Résistance

vendredi 22 septembre 2006

NE NOUS APLATISSONS PLUS !

Un spectre hante le monde : celui de l'intolérance religieuse.

Il est désormais de bon ton, quand on parle de religion, a fortiori d'islam, de répéter à intervalles réguliers, comme un mantra : bien sûr, je ne confonds pas islam et islamisme. Il est évident, mais je le dis néanmoins, que je respecte profondément les croyants, leur Livre, leur dieu et leur prophète, que je fais parfaitement la distinction entre eux et un terroriste au Coran entre les dents, que je crois sincèrement que les fous de Dieu qui font exploser des avions, des églises et des mosquées (entre autres) n'ont strictement rien à voir avec la religion dont ils se réclament, et que ce déchaînement barbare, si on cherche bien, en fait, ça remonte à la colonisation, aux croisades, et même à la création d'Adam, et d'ailleurs, tout cela, c'est ma faute, c'est ma très grande faute… STOP !

Au nom de quoi doit-on, pour faire respecter une opinion laïque, et même, osons le mot, athée, glisser subrepticement (mais le plus vite possible) dans le discours une allégeance manifeste à une religion désignée ?

Quand je dis que le défunt pape a génocidé une partie de l'Afrique avec sa croisade anti-préservatif, personne ne m'accuse de propos anti-chrétiens.

Quand je lis qu'Israël a financé l'émergence du Hamas pour emmerder Arafat, je ne pense pas pour autant que les juifs du monde entier sont des pervers polymorphes.

De même, tous les Américains ne sont pas de fanatiques « born again » (Dieu merci !), tous les Africains, des protestants en herbe, tous les Russes des orthodoxes xénophobes.

Mais quand je dis que les terroristes les plus nombreux, les plus acharnés et les plus sanglants se réclament de la religion de Mahomet, attention danger ! Le terrain est miné, me crie-t-on. On me barre la route, interdit d'aller plus loin, descendez de votre discours, et d'abord, vos papiers ! Comment, une athée ? Impossible ! Il vous faut une religion. Sinon, vous vous exposez au blasphème : il est impossible de nier l'existence de Dieu. Vous n'y croyez pas ? C'est une injure crachée à la face des tous les croyants ! Qui êtes-vous pour cracher sur les docteurs de la loi, pour ignorer les textes sacrés, pour renier deux mille ans d'histoire ? Comment, ce n'est pas logique ? Qu'on lui coupe la tête !

Résumons : en avril 2004, Oussama ben Laden avait critiqué Paris pour l'interdiction du voile dans les écoles publiques. La chasse aux partisans de la laïcité (affublés de la pancarte « laïcards ») était désormais ouverte au son des trompettes de l'islamophobie. En attendant les canons du racisme anti-arabe. L'amalgame est toujours un tir à double détente. Le but, c'est de semer le doute, qui engendre le soupçon, qui fait le lit de la culpabilité. Raciste, moi ? Et les bonnes âmes de se coucher sur l'autoroute de la pensée honteuse pour laisser passer les chars d'assaut.

Puisque la manœuvre a réussi, on en remet une louche. Le 14 septembre dernier, Ayman Al-Zawahiri, bras droit de Ben Laden (dont le fantôme, seul, continue d'apparaître à la télévision), a menacé la France dans son dernier message vidéo, en soulignant que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), une organisation algérienne alliée d'Al-Qaïda, sera l'"épine" dans la gorge des Français. Et même, il insiste :« La France est notre ennemi numéro un, l'ennemi de notre religion, l'ennemi de notre communauté. (…) Qu'il (le ralliement du GSPC) soit source de dépit, de tristesse et de chagrin pour les apostats (du régime algérien), fils traîtres de la France (…) ».

Face à des excités pareils, certains estiment prudent de ne pas faire de vagues. Assimiler islam et violence, avertissent-ils, c'est mettre de l'huile sur le feu. Le 11-Septembre, ça ne vous a pas suffi ? Souvenez-vous, en 1995, les attentats du RER Saint-Michel et de Port-Royal, le détournement de l'Airbus d'Air Algérie le 24 décembre 2004 qui devait s'écraser (déjà !) sur la Tour Eiffel ? Et les grandes sauteries des gares de Madrid, du métro de Londres… vous en voulez encore ?

Ce genre de discours porte un nom terrible : ça s'appelle une CAPITULATION. Une arme de destruction massive intellectuelle qui grille les neurones. Elle fonctionne avec un carburant qui cartonne en ce moment : la peur. En langage quotidien : la trouille. Les gisements ont d'abord été exploités au Moyen-Orient, au Proche-Orient et au Maghreb, mais on en a découvert de gigantesques dans les pays riches, notamment en France. Les pays riches n'ont pas de pétrole (enfin, pas tous), mais ils ont de fantastiques réservoirs de trouille. Pourtant, en septembre1938, ça ne leur a pas réussi de se coucher devant les tanks.

Soulignons au passage que les malheureuses populations d'Orient ont, elles, d'excellentes raisons d'avoir peur. Depuis 1979, ce sont elles qui, livrées aux cinglés de la religion par l'indifférence générale, paient le prix du sang.

D'accord. Mais chaque religion a eu son quart de millénaire de folie. C'est pas bien de stigmatiser ainsi une croyance, des peuples, une civilisation...

Mais si je dénonce la Sainte Inquisition (pour laquelle, d'ailleurs, le pape a fait repentance), pour son rôle obscurantiste et sanglant dans l'Histoire, nul ne m'accuse de stigmatiser la religion catholique. En revanche, si je dis que l'islam actuel, du fait de ses outrances, « fait » son Inquisition (comme on « fait » son Œdipe), je m'expose à de sanglantes représailles. Ecoutez bien , je répète : je m'expose à un danger physique, je dois même craindre pour ma vie ! Témoins : Théo Van Gogh, Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen, Salman Rushdie (pour ne citer que les têtes connues mises à prix).

Respirons donc un grand coup et reprenons (la force soit avec nous !). En l'an de grâce 2006, un individu athée, laïque, nourri des valeurs de la République, déclare (c'est son opinion), qu'un spectre hante le monde, celui de l'intolérance religieuse. Que ce revenant revient du fond des âges, qu'il s'agit de l'esprit de la Sainte Inquisition, que cet esprit a pris possession d'un certain nombre de cerveaux tordus qui se réclament de la religion de Mahomet, et que, de toutes façons, toutes les religions révélées virent à la catastrophe humanitaire si elles ne sont pas tenues en lisière par des valeurs éclairées. Qu'en définitive, il faut que la République rappelle qui est le Maître.

En France, le catholicisme a compris la leçon. Cette leçon, les islamistes doivent désormais l'apprendre. Oui, on peut se moquer de dieu, des prophètes, des prophéties, une femme peut se balader à poil à la plage, s'unir avec un homme de n'importe quelle religion et avoir plein de petits athées, agnostiques, bouddhistes… On peut bouffer du porc ou être végétarien, hétéro-, homo-, trans-, bisexuel ou même travesti ou androgyne. Avoir un bébé-éprouvette, changer de religion, aimer les jaunes, les verts, les noirs, les blancs, mais pas les cons, vivre enfin, loin de ce culte de la mort qui s'appelle l'islamisme contemporain.

Les islamistes sont tristes. Leur religion est triste. Elle pue le renfermé, les haines recuites, la frustration sexuelle et le complexe d'infériorité devant une liberté inaccessible. Mais ce sont eux qui sont sur le devant de la scène. Signe, sans doute, que leur fin est proche.

Sonja Rivière

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