Dhimmitude MRAP - LDH

Le jusqu'au-boutisme suicidaire de Mouloud Aounit

On pensait qu'après les menaces de mort reçues par Robert Redeker que Mouloud Aounit veut poursuivre en justice, ce dernier se ferait tout petit. Que nenni ! Dans un communiqué, non seulement il réitère ses menaces, mais il pousse la crapulerie intellectuelle jusqu'à accuser la victime d'être responsable des menaces de mort qu'il reçoit !

Le communiqué n'a pas encore fidèlement reproduit sur le site du Mrap par « Renée », la nouvelle webmaîtresse et copiste du Petit Prophète des Peuples. On se contentera donc de la dépêche AFP qui le cite :

« Le Mrap condamne les menaces contre un prof aux propos "irresponsables"

Le Mrap a condamné vendredi les menaces de mort contre un professeur qui a écrit une tribune anti-islam tout en s'élevant contre les "déclarations irresponsables" de cet enseignant de philosophie.

"La provocation génère l'inacceptable", estime le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) dans un communiqué de son secrétaire général Mouloud Aounit.

Il "réclame d'une même voix la condamnation des propos provocants de M. (Robert) Redeker, sa protection contre toute atteinte physique et le châtiment des auteurs de ces inadmissibles intimidations et menaces de mort".

"C'est d'abord à ses propres limites que vient de se heurter M. Redeker", estime M. Aounit, "preuve s'il en était besoin que toute forme de violence en appelle hélas d'autres en retour, parfois plus extrémistes encore".

"Dans un contexte marqué par un climat propice aux amalgames entre islam, terrorisme, intégrisme, violence, musulman, cette diatribe violente heurte non seulement les lois de la République mais contribue puissamment à renforcer les suspicions d'ennemi de l'intérieur et les amalgames du type +musulman-fanatique-violent-terroriste+ visant chaque jour davantage les populations arabo-musulmanes en France et en Europe", insiste le communiqué.

Le secrétaire général du Mrap souligne que le droit individuel à la liberté d'expression dont bénéficie M. Redeker "n'est pas sans limites", notamment celles des législations nationales, de l'Union européenne et les conventions internationales signées et ratifiées par la France, et que "tout contrevenant à ces obligations devra rendre compte de ses paroles et de ses actes devant la justice". »

Ainsi donc, Mouloud Aounit persiste et signe ! Il est inutile de commenter en détail ce communiqué, et les mots commencent à manquer pour décrire toute son ignominie.

Comme pour les attentats du 11 septembre 2001 à l'occasion desquels (et de leur anniversaire plus récemment) le Mrap accuse les Etats-Unis et l'Occident d'en être responsables, comme pour les attentats-suicides en Israël où le Mrap fait porter le chapeau à Israël, Mouloud Aounit nous donne un de ses plus beaux exemples d'inversion abjecte de coupables et de victimes, apportant ainsi une justification aux tueurs d'Allah : Si Robert Redeker est menacé de mort, c'est qu'il l'a bien cherché, nous explique en substance le président du Mrap, dont le communiqué met en parallèle une libre critique de l'islam et d'horribles menaces terroristes et de chasses à l'homme, et il incrimine davantage la victime que le coupable.

Ainsi donc, Mouloud Aounit avoue sa mission qui n'a plus aucun rapport avec l'antiracisme, tout au contraire : il se fait une fois de plus l'avocat de l'islam, et amalgame allègrement Arabes, musulmans et terroristes tout en osant prêter à sa victime Robert Redeker ce délire racialiste.

On remarque également qu'une fois de plus, Mouloud Aounit menace sa victime de poursuites judiciaires, sans toutefois oser citer précisément ce qu'il lui reproche… et pour cause, puisque Robert Redker ne fait qu'exprimer des vérités exégétiques et historiques incontestables !

Rien de bien nouveau, puisque Mouloud Aounit a montré son camp depuis longtemps : tout ce qui critique l'islam est suspect à ses yeux de « racisme », depuis les caricatures de Mahomet jusqu'au discours du Pape à Ratisbonne en passant par la loi sur la laïcité à l'école, les sites qui dénoncent la violence du Coran et de Mahomet, Louis Chagnon qui énonce une vérité historique sur un pogrom antijuif commis le fondateur de l'islam, etc.

Inversement, Mouloud Aounit multiplie les liaisons et les soutiens à des islamistes, de Tariq Ramadan jusqu'au Hamas et au Hezbollah.

Tout cela nous le savons, et au fond ce nouveau communiqué n'est que la poursuite de la logique de Mouloud Aounit. Mais on peut tout de même s'étonner non pas de sa défense inconditionnelle de l'islam et des musulmans, mais du jusqu'au-boutisme de cette logique dans laquelle il entraîne le Mrap à sa perte.

En effet, Mouloud Aounit fait quasi l'unanimité contre lui, y compris dans son propre camp de gauche. Un électeur communiste sur deux trouve qu'il y a « trop d'étrangers » en France, et tout est à l'avenant. Dans l'affaire des caricatures, il s'est ridiculisé et il a provoqué une contestation interne au Mrap sans précédent : les anti-Aounit sont même allés jusqu'à exprimer leurs désaccords officiellement, au nom de leurs sections locales, et dans les journaux et sur les sites internet de celles-ci.

Evidemment, Mouloud Aounit est détesté par une majorité de Français. Lors de sa dernière intervention sur RMC, 95% des réactions des internautes lui étaient hostiles, et en des termes très virulents. Un sondage d'expression-publique.com classe le Mrap, mouvement pourtant peu connu de « la France d'en bas », au top du hit-parade des censeurs qui veulent imposer la pensée unique. Et ne parlons même pas du soutien massif des Français aux thèses diamétralement opposées à celles du Mrap sur l'islam et l'islamisation, l'immigration (clandestine ou non), la délinquance, etc.

Alors pourquoi ce jusqu'au-boutisme suicidaire politiquement ? C'est incompréhensible, d'autant plus que Mouloud Aounit vise une carrière politique aux côtés du parti communiste. (Certes en jouant le vote communautariste en Seine-Saint-Denis.) C'est incompréhensible parce que dans deux mois, le Mrap tiendra son congrès où l'affaire des caricatures va inévitablement ressurgir, avec en prime l'affaire Robert Redeker où la victime est soutenue y compris par les syndicats enseignants habituellement alliés du Mrap (FSU et UNSA), mais également… par des adhérents ou ex-adhérents du Mrap qui n'ont pas hésité à signer la pétition de resiliencetv.fr !

En dehors de tout jugement de valeur sur la position de Mouloud Aounit, on peut donc s'interroger sur cette faute politique majeure et cette attitude suicidaire politiquement et socialement. Nous avions déjà évoqué deux hypothèses sur ce jusqu'au-boutisme qu'on retrouve chez les talibans afghans ou les collabos au nazisme hitlérien, et qui rappelle les déclarations du dernier ministre de l'information de Saddam Hussein décrivant une bérézina imaginaire des troupes américaines en Irak alors que celles-ci entraient triomphalement à Bagdad.

1. Mouloud Aounit vit dans un autre monde, coupé des réalités. Il est totalement « drogué » par son idéologie et ses fantasmes, et son cas en devient pathologique. C'est l'analyse que fait Fethi Benslama sur le jusqu'au-boutisme taliban : on s'enferme dans une « logique », dans un système d'équations dont on ne peut plus sortir. C'est aussi le cas du personnage de Lacombe Lucien, ou de ces communistes qui niaient farouchement les goulags soviétiques parce qu'ils considéraient comme impossibles dans leur imaginaire.

2. Mouloud Aounit fait en quelque sorte un « pari de Pascal ». Il a misé sur l'islam et l'islamisation de la France, et même si celle-ci n'a qu'une chance infime de réussir, cette issue, si elle se réalise, est la seule qui sauvera Mouloud Aounit de la mort politique, et peut-être de possibles futurs « procès de Nuremberg ». C'est l'hypothèse que font la plupart des historiens sur le jusqu'au-boutisme des collabos français au nazisme lors de la dernière guerre mondiale. C'est un simple calcul d'espérance mathématique au sens statistique : si j'ai 1% de chance de m'en sortir et 99% de malchance de ne pas m'en sortir, je jouerai le cheval pourtant donné comme perdant. On appelle aussi cela « stuggle for life ».

La solution est peut-être intermédiaire entre ces deux hypothèses, mais nous entrons là dans les arcanes de la psychologie voire de la psychiatrie où la même personne peut être à la fois consciente et inconsciente de son enfermement. C'est le cas par exemple des conjoints éconduits ou trahis qui ne trouvent comme issue à leur situation que le meurtre de leur bien-aimée ou leur propre suicide : en « effaçant » le problème, on le nie mais on le reconnaît. Les psychologues qui se sont penchés sur le cas du ministre de l'information de Saddam Hussein constatent également que celui-ci avait ce psychisme ambivalent entre croyance et réalisme.

Cette ambiguïté se retrouve également dans de nombreux lapsus de Mouloud Aounit, que nous avons eu l'occasion de citer et de commenter. Le dernier en date est dans l'interview à nouvelobs.com où il s'attaquait à Robert Redeker et Benoît XVI : « la parole islamophobe se libère », regrettait le président du Mrap.

Etrange aveu… On aurait pu dire que la parole se répand, gangrène, etc., et Mouloud Aounit ne manque pas de termes pompeux pour accuser « le vent mauvais », la « stigmatisation », etc. Non, il a dit que la parole « se libère ». Or la libération, en français et pour les Français, a un sens positif, puisque la Liberté (et en particulier la liberté d'expression) fait partie des valeurs fondamentales de la République. D'ailleurs on appelle du nom propre « Libération » (avec une majuscule)… la libération du joug nazi !

Ainsi donc, Mouloud Aounit semble regretter, par ce lapsus, que la parole « islamophobe » (c'est-à-dire qui critique l'islam) puisse être libre en France.

D'ailleurs Mouloud Aounit avait fait exactement le même lapsus quand il condamnait le « blasphème ». Il a dit très exactement le 13 janvier 2005 sur France 3 : « Aujourd'hui si la liberté d'expression est un bien fondamental et fait partie des droits de l'homme, la liberté de blasphémer et la liberté d'ouvrir le champs au racisme doit être réprimée avec la plus grande fermeté. »

Ce qu'il condamnait, ce n'était pas uniquement le « blasphème » (évidemment anti-islam), mais également « la liberté de blasphémer », autrement dit… la liberté d'exprimer des opinions contraires aux dogmes d'une religion (et dans la bouche de Mouloud Aounit, il ne s'agit évidemment que de l'islam).

On ne saurait mieux dire (et par deux fois !) sa volonté de museler l'opinion, de s'attaquer à la « liberté », et d'imposer ce « fascisme vert », ce totalitarisme islamique, que réclament également les islamistes par d'autres moyens.

Affaire des caricatures, Benoît XVI, Robert Redeker, etc. : à chaque occasion, Mouloud Aounit nous dévoile son visage de censeur au service de l'islam et de l'islamisme, mais également son intention fasciste de museler toute opinion adverse, et de museler jusqu'à la « liberté » de critiquer l'islam ou les musulmans.

On attend avec impatience le prochain congrès du Mrap en décembre 2006…

Imprimez cet article (recto-verso) et envoyez-le à la fédération du MRAP la plus proche de chez vous afin qu'ils sachent que la propagande manipulatoire des MRAPistes ne trompe plus personne ! Vous pouvez éventuellement y joindre un tract de présentation de l'islam.

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