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Source : http://www.aceiweb.org/ Le livre de DieuIntroduction au Livre de DieuPréface de la traduction du Coran de Salaheddine Kechrid "Voilà sans nul doute le Livre..." (s2/v1). C'est au début du 7ème siècle de l'ère chrétienne que retentit cette vérité coranique à l'adresse de l'Humanité à travers le peuple arabe désigné dans la Bible par "les illettrés" qu'on interprète au sens propre du mot, vu l'analphabétisme presque total de ce peuple alors primitif et farouche, ou par allusion à leur manque d'Ecriture révélée en comparaison, par exemple, des Juifs et des Chrétiens ou peuples "scriptuaires" c'est à dire détenteurs de Saintes Ecritures, l'Ancien et le Nouveau Testament. Ce Livre c'est le Coran qui veut dire la "lecture idéale". S'exprimant dans la langue qoreichite, summum de raffinement de la langue arabe dont les divers dialectes régnaient alors sur toute la presqu'île arabique et débordaient sur la Syrie et l'Irak, ce Livre, pourtant composé de simples lettres usuelles de l'alphabet arabe, fut, malgré cela, ce facteur extraordinaire qui bouleversa toute l'Histoire de l'Humanité et créa un spécimen d'homme original dans sa façon de vivre, de voir et de penser qui commandera durant au moins dix siècles le cours de l'Histoire et qui ne cesse jusqu'à ce jour d'avoir son poids dans toutes les équations d'avenir. Aussi, dès le 9ème siècle, les Byzantins d'Asie Mineure comprirent ils que le centre de gravité et le principal moteur de cette nouvelle force appelée Islam, était essentiellement ce Livre et c'est pourquoi ils pensèrent que, pour neutraliser cette vague irrésistible qui menaçait de les assimiler comme elle avait déjà assimilé la presque totalité des anciens empires romain et perse, il leur fallait démolir les bases même de ce Livre et lui ôter, si possible, ce caractère divin qui envoûtait ou électrisait si puissamment et si irréversiblement tous ceux qui l'avaient compris et goûté. Bien que ne connaissant très peu les secrets et les nuances de la langue arabe, ils se mirent quand même à polémiquer sur certains sujets traités par le Coran et touchant directement la foi chrétienne et ne suivaient malheureusement pas les voies saines de la science objective et de la recherche désintéressée, mais ne furent guidés que par leurs passions religieuses et leur sectarisme prononcés. Avec la conquête arabe de l'Espagne et à la suite des Croisades, l'Europe éprouva le même désir de saper le fondement même de cette force qui dominait le monde depuis des siècles et l'on s'attela, là aussi, à la tache criminelle de dénigrer ce Livre sans se baser sur des arguments honnêtes mais à travers des traductions pour le moins inexactes qui étaient loin de donner aux Occidentaux une idée juste de l'Islam. Ce n'est qu'à partir du 18è siècle que certains esprits ouverts et loyaux firent un effort louable dans le sens de la vérité littéraire et scientifique et cela contribua à réhabililiter le Coran et le Prophète (saw) (par la Grâce de Dieu). Cependant, les peuples dits Musulmans, vaincus et ruinés, étaient loin de représenter l'Islam que l'obscurantisme et les influences étrangères réduisirent chez eux à une simple étiquette ou le remplacèrent par un tas de superstitions et de fausses croyances en opposition directe avec cette religion de pureté morale et de grande justice. Si bien que ceux des Occidentaux qui aimèrent l'Islam au point de l'embrasser furent étonnés de voir la différence énorme entre l'Islam et les "Musulmans" et remercièrent d'avoir connu l'Islam avant d'avoir connu les Musulmans. Les Musulmans eux-mêmes n'osaient pas traduire le Coran car c'était à leurs yeux le plus grand sacrilège. Plusieurs d'entre eux avaient pourtant acquis la maîtrise de l'une au moins des langues européennes et auraient pu apporter une traduction saine et honnête car il n'est pas logique de reprocher à ces gens de mal connaître notre Livre alors que nous ne faisons rien pour le mettre à leur portée ou du moins leur en donner une idée exacte les aidant à comprendre eux-mêmes par la suite son texte original dont on ne pourra jamais exprimer la beauté. C'est que le Coran est l'oeuvre exclusive de Dieu et, pour traduire le texte d'un auteur, il faut être au moins de la force littéraire de cet auteur et il faut être aussi versé dans la matière qu'il traite. Il est en effet bien connu qu'il faut être chimiste pour traduire un livre de chimie et mathématicien pour traduire un livre de mathématiques. Or le Coran est l'expression de Celui qui embrasse de Son Savoir infini toutes les sciences connues et inconnues et dont la vue n'est arrêtée ni par les limites de l'espace ni par celles du temps. Sa langue même ne peut être qu'au niveau de la perfection à tous les points de vue et c'est donc une folie ou un comble de prétention que de vouloir traduire ce Livre au sens de produire dans une autre langue une oeuvre de valeur égale et pouvant se substituer à lui. Les plus grands savants de la langue arabe et les plus versés dans l'art de l'interprétation du Coran ne peuvent se targuer d'avoir épuisé tous les sens de ce Livre aux vérités inépuisables et dont l'esprit humain ne cesse d'en découvrir de nouvelles au fur et à mesure de son développement. Néanmoins, est ce que le fait de ne pouvoir faire le tout nous donne une excuse pour ne rien faire du tout ? Nous voudrions rappeler aux Musulmans et surtout à ceux d'entre eux qui parle l'Arabe, qu'il est de notre devoir absolu de faire parvenir le Verbe divin à qui veut l'entendre car, autrement, nous serions aussi blâmables que celui qui refuse d'apporter un témoignage pour sauver un innocent. Dieu dit : "...Qui est plus injuste que celui qui cache un témoignage qu'il détient de Dieu..." (s2/140). le CoranDr. Salahedine Kechrid, Méditations d'un Musulman sincère, Ed. Dar al gharb al islami Notre nature matérielle nous fixe jalousement à notre globe terrestre et nous voile absolument les horizons lointains de la Vérité transcendante et absolue. Cependant chez quelques élus de Dieu, les Prophètes, l'esprit écrase tellement la matière que ces âmes pures et surhumaines ont été les seules à déchirer les voiles et à capter la voix de l'Archange Gabriel, loyal messager de Dieu ou Saint Esprit pour recevoir le Verbe éternel de Dieu. Chaque fois que l'Humanité s'est perdue dans son erreur et a désespéré de trouver en elle-même remède à son angoisse mortelle, Dieu a bien voulu faire surgir l'un de ces êtres privilégiés à qui Il confia le Livre par l'intermédiaire de son messager fidèle. Il faut être Arabe soi même ou posséder cette langue avec toutes ses finesses pour apprécier à sa juste valeur le style percutant et lapidaire du Coran qui se renouvelle toujours et ne lasse jamais. Jamais narration n'a été plus encorcelante et jamais l'économie des mots ne s'est alliée avec autant de bonheur à la force du verbe pour faire jaillir l'idée dans toute sa puissance, sans la moindre lourdeur ni la moindre bavure. On peut lire et relire mille fois les récits de Joseph, des Gens de la caverne, de Marie et bien d'autres en ayant à chaque fois la même ivresse et la même délectation. le Coran est donc dans le temps la dernière Ecriture descendue du Ciel. Elle représente la forme parfaite du Verbe divin révélé à une humanité déjà mûre. Ce Livre vient parfaire et abolir tous ceux qui l'ont précédé comme toute loi nouvelle abroge l'ancienne. Dieu s'est porté Lui même garant de la préservation de ce Livre qui est pratiquement le seul à nous être parvenu dans son intégrité parfaite. Il ne s'adresse ni à un peuple, ni à une race en particulier mais à l'Humanité toute entière et on y lit souvent : "O ensemble des Humains et des Djinns...". Il est avant tout un code minutieux et sacré, donc inviolable de tous les comportements de l'être vis à vis de Dieu, de l'être vis à vis de lui même et vis à vis des autres créatures. Il embrasse ainsi la vie toute entière et n'admet de ce fait ni clergé, ni laïcisme. Dire que la religion est une affaire de l'Homme et de son Dieu ou que le domaine de la Religion s'arrête aux murs de la mosquée est un parfait non sens. le Coran est avant tout une loi et ceux qui ne jugent pas d'après elle, ceux là sont les rebelles et les dévoyés, ceux là sont les injustes, ceux là sont les négateurs. Le Coran appelle tous les humains à entrer dans la paix de sa Loi et dans l'ombre salutaire de sa Sagesse. Il leur apprend aussi que toutes les ambitions leur sont permises et que même le ciel est à la portée des natures généreuses . Seules les ailes de la piété sont assez longues pour y parvenir. Si tous les Humains pratiquaient le dixième seulement de sa loi et de ses préceptes, la Terre serait tout à coup autre que la Terre et ce serait déjà un peu le Paradis. Mais c'est vraiment compter sans le Diable qui a reçut le droit d'entraîner à sa suite de quoi remplir les gouffres insatiables de l'Enfer. Comment lire le Coranpar Mohamed El Hammami Souibghi, extrait du livre "Les versets coraniques" (éd. El Badr) Pour mieux comprendre le Coran, il est préférable de le lire en suivant une méthode. Le lecteur est tenu de faire table rase de tous ses préjugés, de mettre entre parenthèses, toutes les préconceptions favorables ou défavorables qu'il possède sur le texte coranique. Lire le Coran avec un parti pris, c'est se lire dans le Coran. Pour parvenir à une compréhension objective, il est donc indispensable d'éliminer les projections spontanées de nos désirs et de nos idées préconçues. Il ne faut pas me voir dans le Coran, le voir tel que je suis ou tel que je veux qu'il soit, mais le voir et le lire tel qu'il est. Une étude sérieuse du Coran est une étude détachée non seulement de mes sentiments personnels mais encore de toutes les dispositions que je tiens de la tradition sociale. Nous projetons spontanément sur le Coran tout ce qu'on nous a enseigné. D'autre part si le lecteur doit laisser parler le Coran, cette démarche ne doit pas pour autant lui épargner un certain travail épistémologique (partie de la philosophie qui étudie l'histoire, les méthodes, les principes des sciences...) parfois fort complexe. En effet, le Coran nous est présenté comme un réseau de mots, de récits, de répétitions, de commandements, et il est du devoir du lecteur qui voudrait le pénétrer, d'accomplir un travail de classification, de déchiffrement, d'élucidation. Pour bien saisir un verset par exemple, il ne suffit pas de se limiter uniquement au sens des mots qui le composent. Il faut en outre le situer dans son contexte, c'est à dire tenir compte des verset qui se trouvent avant et après lui dans le même chapitre, tenir compte du type de chapitre qui le renferme, le comparer aux autres versets du même genre et de genre opposé dans d'autres chapitres. Le lecteur peut encore pousser plus loin sa méthode d'investigation en essayant de scruter le signification du même verset à la lumière de la période historique où vécut le Prophète Mohamed (saw), laquelle est à la fois semblable et différentes des périodes prophétiques antérieures et de la nôtre d'aujourd'hui ; et en tenant compte du climat, du relief, des moeurs, des habitudes et de la mentalité de l'Arabie. Le particulier devrait se distinguer de l'universel et le durable ne saurait se réduire au temporel. Une lecture qui se veut objective est également une lecture qui prend en considération la dialectique de l'histoire et l'évolution de l'humanité. Par ailleurs, un lecteur armé de connaissances scientifiques et d'un esprit philosophique trouve plus de facilité à lire le texte révélé. Certaines lumières coraniques ne sont en fait accessibles qu'à partir de tout un capital de savoir et de technique. L'univers de la science élargit prodigieusement la compréhension de l'univers coranique. Et comme le Coran fourmille de réflexions sur la nature, il ne sera pas facile de le pénétrer sans une sérieuse formation scientifique. Le Coran décrit par le CoranEn vérité, nous l'avons révélé durant la nuit de la valeur. (verset 1/97). Nous t'avons fait descendre le Livre en toute vérité et bon droit confirmant ce qui l'a précédé du Livre et le Dominant. (verset48/5). Le Coran est la révélation ultime et parfaite. Il abroge tout ce qui est venu avant lui en fait de Législation. Donc le Coran est immuable et rien ne viendra abroger son contenu. Il a été descendu par le Saint Esprit (Jibril as) de la part de ton Seigneur en toute vérité et bon droit afin de raffermir la foi de ceux qui ont cru et pour qu'il soit un guide et une bonne nouvelle pour les Musulmans (verset 102/16). Le Coran que nous avons révélé morceau par morceau afin que tu le lises aux gens avec lenteur et nous l'avons fait descendre en plusieurs fois (verset 106/17). Nous savons que la révélation s'est faite sur 23 ans (13 à la Mecque et 10 à Médine). Voilà sans nul doute le Livre une bonne voie pour les gens pieux (verset2/2). Un livre dont les versets ont été parfaitement mis au point et en toute sagesse (verset 1/11). Un livre que nous t'avons fait descendre afin que tu sortes les Humains des ténèbres à la lumière avec la permission de leur Seigneur à la voie d'Allah qui est digne de considération et de louanges (verset1/14). La louange est à Allah qui à fait descendre sur son Serviteur humble le livre et qui ne l'a pourvu d'aucun aspect tortueux, il est plutôt d'une parfaite rectitude afin qu'il avertisse d'une dureté impitoyable de sa part et qu'il annonce aux Croyants qui font les bonnes oeuvres qu'ils auront un beau salaire (verset 1-2/18). Ce n'est en fait qu'un livre de rappel et une lecture idéale bien claire afin qu'il mette en garde celui qui est vivant et que la parole se réalise contre les mécréants. (verset 69-70/36). Il est un livre inattaquable, le faux ne peut venir à lui ni par devant, de de derrière, quelquechose descendue de la part d'un Sage Parfait et d'un Très Digne de Louange (verset 40-41/41). Et ce n'est qu'un rappel pour les habitants des Univers (verset 52/68). Ce Coran n'est nullement de nature à être inventé en dehors d'Allah, mais c'est la confirmation de ce qui l'a devancé et le développement détaillé du livre. Il n'y a aucun doute à son sujet et cela provient du Seigneur et Maitre des univers. Ou bien disent-ils "Il l'a inventé", dis "apportez donc un chapitre comme lui et faites appel à qui vous pouvez en dehors d'Allah si vous êtes sincères (verset 37-38/10). Si vous ne le faites pas et vous ne le ferez jamais, craignez alors la fournaise dont le combustible sont les Humains et la pierraille et qui a été spécialement préparé pour les mécréants (verset 24/2). Dis si les humains et les génies se joignaient les uns aux autres pour apporter quelquechose de semblable à ce Coran, ils n'apporteraient pas son pareil même s'ils se soustenaient les uns les autres (verset 88/17). C'est certainement une lecture idéale par excellence. Noble dans un livre soigneusement abrité, seuls les Purifiés le touchent, c'est une chose descendue de la part du Seigneur et Maitre des univers (verset 77 à 80/56). Que celui qui veut garde ce Coran dans sa mémoire. il est inscrit dans des tablettes très honorées, des tablettes très hauts placées et purifiées de toute souillure, sous la gard d'Ambassadeurs nobles et obéissants (les anges) (verset 12 à 16/80). Quand on lit le Coran, écoutez le et faites silence, peut être serez vous touchés de sa grâce (verset204/7). Quand tu lis le Coran commence par invoquer la protection d'Allah contre le démon lapidé (verset 98/16). Quand tu lis le Coran, nous plaçons entre toi et ceux qui ne croient pas à l'autre monde, un écran (voile) invisible (verset 45/17).
Savez-vous ce qu'est le Coran ?Extrait de "Islam, âme de l'Humanité" Par Bilal Omowale (ex. Andy Thomas) Parmi les contemporains du Prophète Mohamed (saw), on comptait des poètes très renommés. Aussi, le miracle essentiel donné à Mohamed (saw) fut-il le Coran, dont aucun poète, ni orateur ne put produire de texte semblable, et dans lequel le Créateur les défiait d'accomplir un tel acte. Jusqu'à ce jour, personne sur Terre n'a été capable d'égaler l'éloquence du Coran. Dieu dit :"Si vous avez quelques doutes sur ce que Nous avons fait descendre sur Notre Serviteur, apportez donc un chapitre dans son genre et faites appel à vos témoins autres que Dieu si vous êtes véridiques." (s2/v23) Ce miracle du Coran a quelquechose de spécifique ; c'est que, contrairement aux miracles précédents qui étaient limités dans le temps et l'espace, il est Universel et destiné à demeurer jusqu'à la fin des temps. Cela prouve une fois de plus l'origine divine du Coran. Il y a quelques années, le Docteur Maurice Bucaille, de l'Académie des Sciences en France, a réalisé une étude détaillée du Coran et fut stupéfait de remarquer que ce livre contient un grand nombre de faits scientifiques exacts que l'être humain ne pouvait pas connaître il y a 1425 ans. En présentant un rapport à l'UNESCO sur ses étonnantes découvertes, le Docteur Maurice Bucaille déclara :"Le Coran a donné un nombre important de détails sur l'homme, qu'on ne trouve pas dans l'Ancien ou le Nouveau Testament. De plus, la révélation Coranique ne comporte pas d'erreurs scientifiques comme nous en trouvons dans la Bible. Les auteurs bibliques, inspirés par Dieu, écrirent l'enseignement divin et pour décrire la Création comme elle était imaginée dans les traditions et les mythes du moment. Les Exégètes, aussi bien catholiques que protestants, sont d'accord sur ce point... Mais le Coran est d'une toute autre texture... j'y ai cherché des fausses affirmations scientifiques, je n'en ai pas trouvées. Bien au contraire, j'y ai découvert des vérités que même le plus grand savant de l'époque n'aurait pas pu connaître". Le Docteur Bucaille a également donné un compte rendu complet de ses recherches dans son livre :"La Bible, le Coran et la Science". Il y décrit le Coran comme étant un miracle vivant, parce que, non seulement il nous communique la connaissance de l'existence du Créateur, mais aussi des connaissances sur les sept cieux, l'au-delà, le monde des anges et des génies, la vie humaine, la vie animale et végétale et la vie microbiologique. Le Coran explique les notions de bien et de mal et expose des règles pratiques pour le développement spirituel ; il enseigne l'organisation sociale, politique et économique ainsi que l'éducation sexuelle. Il montre que l'Univers est en expansion constante (découvert récemment par les scientifiques occidentaux) et qu'il y a d'autres planètes habitées dans l'Univers, semblables à la Terre. Il prédit la conquête de l'espace par l'homme et décrit précisément l'allure que la Terre, les planètes et les étoiles présentent vues de "l'extérieur". Il parle de la barrière entre l'eau douce et l'eau salée (découvert dans les années 80 par Cousteau, qui se mit à étudier l'Islam après cette découverte). Le Coran révèle même que l'embryon humain s'accroche aux parois de l'utérus comme une plante prend racine dans le sol... Par ailleurs, les versets coraniques présentent une telle éloquence littéraire que même les sceptiques les plus hostiles restent ébahis quand on les récite. Un Occidental l'a ainsi décrit :"Le Coran éveille un profond sentiment de crainte et de respect aussi bien chez celui qui le lit que chez celui qui l'écoute". Telle est, par conséquent, la nature du Saint Coran que le Créateur a révélé à Son Prophète Universel (saw). Et, c'est muni de ce merveilleux Coran que Mohamed (saw) a mené la formidable révolution islamique qui toucha l'Afrique, l'Asie et l'Europe en moins d'une génération ; balayant les barrières raciales, nationales, sociales, géographiques ainsi que les autres barrières artificielles et unissant des millions de personne au sein de la plus grande fraternité universelle que le monde ait jamais connue. La révélation du CoranLe Coran est le Livre Saint des Musulmans qui renferment les paroles divines révélées à Mohamed (saw) qui n'était pas du tout son auteur comme prétendent ceux qui ont voulu dénigrer son importance en le prenant comme cible de leurs critiques, poussés par leur ignorance et leur fanatisme aveugle. D'ailleurs avant que ceux-là ne se livrent à un tel travail, Dieu en a prédit leurs manoeuvres et dit :"Ils voudraient éteindre avec leurs bouches la lumière de Dieu, alors que Dieu tient absolument à accomplir Sa Lumière, n'en déplaise aux Négateurs" (s9/v32) et dans un autre verset Dieu dit :"Votre compagnon (Mohamed) ne s'est pas égaré et n'a pas été induit en erreur. Il ne prononce rien sous l'effet de la passion. Ce n'est en fait qu'une révélation inspiré. Il a été instruit par l'Ange (Gabriel) aux forces puissantes." (s53/v2à5) La révélation s'est accomplie par trois moyens, Dieu nous les indique en disant :"Ce n'est nullement le fait d'un être humain que Dieu lui adresse la parole si ce n'est par inspiration ou de derrière un écran ou qu'Il envoie un Messager (l'ange Gabriel) pour qu'il lui inspire avec Sa permission ce qu'Il veut, Il est sublime et sage. C'est ainsi que Nous t'avons inspiré un souffle de vie (le Coran) par un effet de Notre grâce. Tu ne savais guère ce qu'était le Livre, ni la foi, mais Nous en avons fait une lumière avec laquelle Nous guidons qui Nous voulons de Nos serviteurs. Tu conduis assurément toi mêmeà une voie rectiligne".(s42/v51et52.) Al Hareth Ben Hicham rapporte qu'il demanda à l'Envoyé de Dieu (saw) : Comment te vient la Révélation ?". Il lui répondit :"Parfois, elle m'arrive comme un tintement de clochette et cette façon m'est la plus pénible, lorsqu'elle cesse je retiens alors ce que l'Ange m'a transmis. Parfois l'Ange se présente sous une forme humaine, il me parle et je saisis tout ce qu'il me dit.". Dans un autre hadith, Aïcha rapporte :"Je vis le Prophète (saw) recevoir la Révélation dans un jour où le froid était très vif. Lorsque la révélation s'interrompit, son front ruisselait de sueur" (Rapporté par Bokhari). Les versets ou les sourates furent communiqués aux hommes qui les inscrivaient sur des feuilles de palmier, des morceaux de parchemin, des os (omoplates de chameaux)... Et tout le Coran fut inscrit du vivant du Prophète (saw) [c'est faux] à l'inverse des Ecritures révélées avant lui, c'est à dire l'Ancien Testament et l'Evangile qui n'ont été transcrits par les disciples voire les disciples des disciples qu'après l'écoulement de dizaines d'années après le départ de leurs Prophètes (as). Ces Ecritures furent sujettes à des ajouts ou des suppressions. Le Coran existe dans sa forme originelle car le Seigneur a veillé Lui-Même à ce qu'il soit préservé. Il devait être le livre qui abroge toutes les autres Ecritures étant le dernier qui renferme les ultimes enseignements et commandements qui allaient guider toute l'Humanité pour l'éternité. Selon les Exégètes (Savants du Coran) et les Ulémas Musulmans, le Coran fut descendu en une seule fois au ciel inférieur puis par la suite, il fut révélé par fragments au Prophète (saw) sur une période de 23 années dans des circonstances précises ou suite à des questions ou dans des cas particuliers... Et voilà que quatorze siècles se sont écoulés où aucune lettre n'a été modifiée ni changée ni altérée [c'est faux] . Le Coran demeurera ainsi éternellement authentique et inimitable. Le Seigneur l'a voulu pour sauvegarder Sa Religion contre les intrigues des ennemis qui essaient de falsifier les textes et de violer la substance du crédo en vue de la modifier. Le Coran, mode d'emploiDr Salaheddine Kechrid ("Le Jardins des Vertueux avec commentaires" page 265) Le Coran est la parole éternelle et non créée qui provient de Dieu. Elle s'est traduite en lettres et vocables arabes afin d'être à la portée de nos esprits, car en réalité, la parole de Dieu n'a absolument rien de semblable à la nôtre. C'est donc un livre sacré qu'on ne doit toucher en état de pureté morale et physique et, en particulier, après avoir fait les grandes et petites ablutions. (Après consensus, les Savants ont conclu qu'il était possible de lire le Coran même si le lecteur n'a pas la petite ablution. Cependant, ils ont ajouté qu'ils étaient plus méritoires en raison de l'aspect sacré du Coran d'avoir la petite ablution. On comprend la raison pour laquelle le Dr Salaheddine Kechrid recommande sa lecture avec les ablutions. -Wa Allahou Alam-). Si l'on voulait honorer ce Livre comme il se doit et si l'on devait traduire toute notre reconnaissance pour cette grâce et cet honneur sublime dont Dieu Exalté nous a gratifié sans aucune autre contre partie de notre part, nous devrions passer toutes les heures du jour et de la nuit à le lire et à l'étudier pour méditer profondément sur les vérités transcendantes qu'il nous apporte. Mais cela ne pourrait convenir qu'aux Anges, ces êtres tout d'esprit et de lumière. Quant à nous, Dieu nous a créés d'esprit et de matière, et nous devons répondre aux besoins de l'un et de l'autre. Aussi nous est-il uniquement demandé de lire au moins une fois dans la vie la totalité du Coran et d'en apprendre le premier chapitre (Fatiha) dont la récitation en Arabe est indispensable dans la prière. On doit aussi apprendre quelques autres courts chapitres pour les unités de prière où l'on récite après la Fatiha (sourate n°1). Le minimum est la lecture de trois versets de n'importe quel chapitre. Cependant, le paradis est infiniment vaste et comporte plusieurs degrés si bien que "nous y verrons des gens au-dessus de nous comme nous voyons aujourd'hui les étoiles"(hadith). Ces degrés sont acquis par les actes pieux volontaires qui doivent venir après l'accomplissement des actes obligatoires. Ces actes surérogatoires (Nawafil) se font dans la prière, l'aumône, le jeûne et le pélerinage grand ou petit. Ils se font aussi par la lecture du Coran. Il nous est demandé de lire complètement le Coran durant toute l'année. On peut le lire en une semaine, en un mois ou en deux mois. Le mieux est de le lire tous les mois en lisant un chapitre le matin et un chapitre le soir. Cette lecture doit être nette et bien articulée (tartil) et elle se fait à voix modérée de façon à ce qu'on s'entende soi-même. Si on est capable de le lire couramment et dans les règles de l'art et si l'on est doté d'une belle voix, il est recommandé de psalmodier le Coran en ne recherchant ni artifice et en pensant au profond respect qu'on doit aux saintes paroles de Dieu. Si l'on se met en groupe pour lire le Coran (chacun en lit une partie) pour ensuite le commenter et méditer sur les vérités et les lois qu'il annonce, c'est encore mieux, car l'Islam donne beaucoup plus de valeur à l'oeuvre faite en commun. Donc, ceux qui veulent empêcher les gens de lire le Coran à voix haute à la Mosquée ou ailleurs sont des gens ignorants et injustes. Ceux qui critiquent les virtuoses de la récitation du Coran et leur reprochent de le "chanter" sont des gens dépourvus de goût et imperméables à tout ce qui est beau et sublime. Le grand savant soufi Ibn Arabi dit que "les gens du Coran" sont ceux qui le connaissent très bien et surtout le mette en pratique. Ce sont ces gens que le Coran désigne quand il dit "Questionnez les gens du Livre de Rappel si vous ne savez pas", car le Livre de rappel est bien le Coran. Plusieurs hadiths affirment que les gens du Coran se retrouveront au Paradis au même endroit que le Coran. Ils disent que le Coran aidera ses amis à supporter la solitude de la tombe et servira d'écran entre eux et les Anges de la Mort qui tourmentent les injustes. Enfin, le Coran intercède auprès de Dieu en faveur de ses amis, c'est à dire ceux qui le lisaient assidûment en ce monde et se conformaient strictement à sa règle. Le Coran et ses divers aspects(Par Fawzi Chaaban, Préface de la traduction en Français de l'interprétation du Coran d'Ibn Kathir) Aspect Littéraire du CoranLe Coran se particularise par la beauté du style, la grâce d'expression et la puissance de la langue. Le peuple arabe, malgré son éloquence innée, était confronté à un langage qui n'était ni de la prose, ni de la poésie. Son ton est plus attirant que la poésie et plus éloquent que la prose. Le Coran a défié les Hommes qui vivaient à l'époque du Prophète (saw) et ne cesse de les défier au fil des jours pour démontrer leur incapacité de produire un texte semblable. Dieu a lancé le défi en proposant trois alternatives. La première quand Dieu Le Très Haut dit :"Dis :"Si les humains et les génies se joignaient les uns aux autres pour apporter quelque chose de semblable à ce Coran, ils n'apporteraient pas son pareil même s'ils se soutenaient mutuellement" (s17/v88). La deuxième fois, Dieu dit :"Ou bien ils disent :"Il l'a forgé de toutes pièces (le Coran)". Dis :"Apportez donc dix chapitres, comme lui, forgés de toutes pièces et faites appel à qui vous pouvez en dehors de Dieu si ous êtes sincères". S'ils ne répondent pas (à ce défi) sachez alors qu'il n'a été descendu que par la Science de Dieu et qu'il n'y a de Dieu que lui. Allez vous maintenant vous soumettre à Lui". (s11/v13et14) La troisième fois, Dieu dit :" Si vous avez quelques doutes sur ce que Nous avons fait descendre sur notre Serviteur (Mohamed) apportez donc un chapitre dans son genre et faites appel à vos témoins autres que Dieu si vous êtes véridiques." (s2/v23). Du point de vue littéraire, le Coran demeure toujours le Livre Céleste inimitable qui n'a pas un précédent tant pour le style que pour la structure et le contenu. L'éloquence des versets coraniques fut au-delà de la compétence humaine. A savoir qu'il fut révélé à une époque où il a surpassé un peuple réputé pour être maître dans la technique du discours et dans l'art de l'éloquence. Aspect scientifique du CoranLorsque l'on considère que le Coran est un Livre d'ordre religieux en premier lieu, cela ne nous exempte pas de souligner son aspect scientifique. on y trouve plusieurs versets où Dieu exhorte et pousse l'Homme à apprendre. il suffit de citer que le premier mot qui fut révélé au Prophète (saw) fut :"Lis" car on ne peut acquérir une science sans lecture, même le Coran signifie en langue arabe, la lecture par excellence. Bien qu'il n'a pas pour but de mettre en évidence les faits scientifiques en révélant tous les facteurs en jeu qui dominent la totalité phénoménale de notre monde et qui, à leur tour, sont soumis à un système rigoureux de lois. Si quelques notions scientifiques se trouvent en germe dans le Coran, les découvertes de nos jours ne font que les affirmer sans aucune contestation. Cela confirme que ce Livre est purement céleste, aucun mortel n'y a participé, autrement les choses auraient été exposées d'une façon qui crée le doute sur la véracité. Dieu a dit à ce propos :"Qu'ils soumettent donc le Coran à une profonde étude et s'il provenait d'autre que Dieu, ils y trouveraient certainement des contradictions abondantes." (s4/v82). Il a été recensé dans le livre de Youssef Mroué "Les histoires naturelles" les différentes branches à caractère scientifiques mentionnées dans le Coran : - Mathématique : 61 versets Il ne faut pas oublier enfin que le Coran et le Livre Céleste qui a parlé de la création de l'Univers et celle de l'Homme plus que les autres écritures. Aspect social du CoranSur le plan social, le Coran, base immuable de l'Islam, a crée une révolution mondiale et une civilisation grandiose. D'un peuple quasi-analphabète que formaient les Arabes de la presqu'île, sans être très impressionnés par les peuples qui les entouraient ou aidés par un facteur extérieur, purent grâce au Coran et à ses enseignements, créer une grande civilisation reconnue comme étant l'une des plus célèbres de l'Histoire. Le Coran ouvre la fenêtre de la pensée, menant l'Homme au coeur de la Vérité. Il invite l'Homme avec insistance à la réflexion, à la contemplation, au réalisme, à la libération de l'esprit... Ce peuple nomade qui n'avait aucune conception de la civilisation, qui adorait les idoles et les statues, sortit de la péninsule le coeur rempli de foi pour prêcher l'Islam, proclamer l'Unicité de Dieu et apporter à l'Humanité une civilisation basée sur la fraternité et l'égalité. Cet essor inouï n'avait comme source que le Coran qui a imposé de nouvelles règles à la sociéte assurant ainsi le salut dans les deux mondes. Le Coran, le miracle éternel !Cheikh Mohamed Âchiq Ilahi (extrait du livret "Appel à la réflexion aux peuples du monde entier") Publié par le Centre Islamique de la Réunion Le Coran reste un miracle vivant. C'est un fait indéniable, preuve même de sa provenance divine. Pour peu qu'on y médite, on rend compte de la pureté de son enseignement, à moins qu'on ne soit de mauvaise foi ou qu'on ne fasse preuve d'esprit d'arrogance Le Saint Livre est à la portée de toutes les races confondues. Et il existe toujours dans sa forme première, telle qu'il a été révélé, fait établi et reconnu universellement [Faux] . D'ailleurs, le Saint Coran ne fut pas seulement qu'imprimé sur du papier, mais il subsiste depuis des siècles dans le coeur de milliers de gens qui l'apprennent et s'en souviennent. C'est dire que si, par inadvertance, toutes les copies de ses Ecritures à travers le monde arrivaient à s'abîmer, les innombrables Hâfiz oul Qoran (ceux qui l'ont appris et le connaissent par coeur) seraient capables de rétablir sur le champ la version authentique du Livre sacré. Si le papier, en tant que matière périssable, disparaissait tout d'un coup, le Contenu intégral du Livre révélé survivrait dans la mémoire humaine. C'est ce qui explique le miracle que depuis quinze siècles, et ce pour tous les siècles à venir, le Saint Coran soit resté intact sans que la moindre virgule n'y ait été altérée. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant pour les autres textes révélés depuis plus longtemps encore que le Coran, mais qui n'ont pu être mémorisés sur une grande échelle, ni préservés des extrapolations de l'homme et interférences diverses au cours de l'histoire humaine. Dans bien des cas l'on n'y avait accès que par le biais de versions traduites souvent contradictoires.Quant à la fidélité des traductions, elle restait douteuse parce que non vérifiables dans la mesure où l'original restait inacessible. D'autre part, l'imprimerie n'allait être inventée que des siècles (plus d'un millénaire) après l'existence des dits textes. En attendant, il y eut une longue période d'obscurantisme et d'ignorance qui submergeait la majeure partie du globe, l'Europe en particulier. Et mêmes les premiers Chrétiens ne pouvaient se permettre le luxe de se procurer une copie, encore moins de la déchiffrer. Tel n'a pas été le cas en ce qui concerne le Coran qui, tout en étant traduit très tôt dans l'Histoire de l'humanité, continua à se multiplier sous sa forme originelle. Et constamment son authenticité a été assurée et sauvegardée. Règles à observer en vue de la mémorisation du Saint Coran1. La sincérité Il est nécessaire d’avoir une intention sincère et un bon objectif et de s’occuper du Coran dans le seul but de complaire à Allah le Très Haut, d’accéder à Son paradis et de jouir de Son agrément. Allah le Très Haut a dit : «Nous t' avons fait descendre le Livre en toute vérité. Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif. » (Coran, 39 : 2). Il a encore dit dans un hadith qudsi : « De tous les associés Je suis Celui qui se passe le mieux de l’association ; quiconque accomplit une œuvre et m’y associe à d’autres, je le laisse à celui qu’il m’associe ». Aussi aucune récompense ne sera accordée à celui qui lit le Coran ou le mémorise par ostentation. 2. La correction de la prononciation et de la lecture Cette correction ne peut se faire que grâce à l’écoute d’un maître du Coran qui le maîtrise bien. Ce livre ne peut être appris que par l’initiation. Le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) l’a reçu verbalement de Gabriel et les Compagnons du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) l’ont reçu de lui verbalement et des générations de la Umma se le sont transmis de la même manière. 3. La détermination de la quantité de versets à mémoriser à chaque fois Celui qui veut mémoriser le Coran doit déterminer ce qu’il veut mémoriser d’un seul coup. Cela fait, on vérifie la prononciation puis on se met à répéter. Cette répétition peut se faire de façon mélodieuse. D’abord pour écarter l’ennui ensuite pour bien avoir le texte dans sa mémoire. Cela est dû au fait que la mélodie est agréable à l’oreille. C’est pourquoi elle aide à mémoriser et habitue la langue à un rythme déterminé. Ce qui permet à l’intéressé de détecter directement l’erreur quand il constate une lacune dans déroulement de la lecture. A cela s’ajoute le fait que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Celui qui ne psalmodie pas le Coran n’est pas des nôtres ». (Rapporté par Boukhari). 4. Ne dépassez pas votre quota quotidien avant de le maîtriser complètement Il n’est pas correct de passer à un nouveau quota ou portion avant de maîtriser ce qui le précède. Pour faciliter la mémorisation, l’intéressé doit en faire une préoccupation permanente nuit et jour, en récitant la partie à mémoriser dans sa prière effectuée à voix basse, s’il n’est pas imam ou à haute voix, s’il l’est. Il doit en faire de même au cours de ses prières surérogatoires et pendant les moments d’attente des prières. Cette méthode facilite la mémorisation et elle a l’avantage d’être à la portée de tout un chacun, même celui qui s’occupe d’autres choses. 5. Veiller à utiliser le même exemplaire du Coran dans la mémorisation Parmi les facteurs qui facilitent la mémorisation le fait de se choir un exemplaire du Coran et ne jamais le changer parce que l’on peut mémoriser grâce au regard comme on peut le faire grâce à l’écoute car l’image des versets et leur disposition dans le Coran s’impriment dans l’esprit au fur et à mesure qu’on regarde et lit. Si l’apprenant change son exemplaire du Coran, ou apprend dans plusieurs éditions du Coran avec différentes dispositions des versets, il peut être déconcentré et arrive difficilement à mémoriser. 6. La compréhension mène à la mémorisation Parmi les grands facteurs qui facilitent la mémorisation figure la compréhension des versets mémorisés et la connaissance des liens qui les unissent. C’est pourquoi l’apprenant doit lire le commentaire de certains versets et sourates qu’il a mémorisés. En plus, il doit se concentrer au moment de la lecture pour se faciliter la remémoration des versets. Mais il ne doit pas compter sur la seule compréhension pour pouvoir maîtriser, car il doit répéter fréquemment pour y parvenir. 7. Ne dépassez pas une sourate avant d’en avoir la parfaite maîtrise Après l’achèvement d’une sourate du Coran, l’apprenant ne doit pas passer à une autre sourate avant la parfaite maîtrise de ce qui a précédé et la capacité de rattacher la fin au début et de la lire aisément et sans aucune difficulté dans la remémoration des versets. Bien plus, la mémorisation doit être facile et l’on ne doit jamais dépasser une partie avant d’en avoir la bonne maîtrise. 8. L’exposé permanent Celui qui a mémorisé le Coran ne doit pas se fier à son propre jugement en se contentant de le lire à soi-même. Il doit plutôt se faire écouter par une personne ayant la maîtrise du Coran ou quelqu’un qui regarde dans le Coran tandis que l’apprenant récite. Dans ce cas, le maître ou celui qui regarde dans le Coran doit maîtriser la bonne lecture pour pouvoir attirer l’attention du lecteur sur les erreurs éventuelles dues à la prononciation, à la vocalisation ou à l’oubli. En effet, il arrive souvent à l’un de nous de commettre une faute dans la mémorisation d’une sourate et d’y demeurer inattentif même quand il regarde le Coran, car il arrive souvent que la lecture précède le regard. De sorte que l’apprenant regarde dans le Coran mais ne s’aperçoit pas de la faute qu’il a commise dans sa lecture. C’est pourquoi on considère que le fait de se faire écouter par quelqu’un est un bon moyen de rattraper les fautes. 9. Le suivi permanent Le Coran diffère quant à sa mémorisation, de tout autre texte à mémoriser, qu’il s’agisse d’un poème ou de la prose, car le Coran échappe très vite à la mémoire. A ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Au nom de celui qui tient mon âme en Sa main, le Coran est plus prompt à échapper que le chameau qui se défait de ses attaches » (rapporté dans les deux Sahih. Pour peu que l’apprenant s’en détourne, le Coran lui échappe et il l’oublie vite. D’où la nécessité d’un suivi permanent et d’un contrôle continu de ce qui est mémorisé. A ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Celui qui s’occupe du Coran est comme le propriétaire de chameaux ; s’il veille sur ses bêtes il les conserve. Autrement, il les perd » (rapporté dans les Deux Sahih). Ceci signifie que celui qui a mémorisé le Coran doit en lire quotidiennement une 30ème au moins à défaut de pouvoir lire le tiers, compte tenu des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Quiconque lit le Coran en moins de trois jours n’en comprendra rien ». (Rapporté dans les Deux Sahih. Le suivi permanent maintient le texte mémorisé de façon durable. 10. Prendre soin des passages qui se ressemblent. Le Saint Coran contient des passages qui se ressemblent aussi bien dans leur sens que dans leurs mots. A ce propos, le Très Haut dit : « Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont (certains versets) se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l' entendre); puis leurs peaux et leurs cœeurs s'apaisent au rappel d'Allah. Voilà le (Livre) guide d'Allah par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Allah égare n'a point de guide. » (Coran, 39 :23 ). C’est pourquoi le bon lecteur du Coran doit prendre soin particulièrement des passages qui se ressemblent. Nous entendons par là ressemblance des mots. Car l’intérêt que l’on porte à cet aspect détermine la qualité de la mémorisation. 11. Profiter de l’âge d’or de la mémorisation. Le vrai assisté est celui qu’Allah le Très Haut a assisté à profiter de son âge d’or pour la mémorisation. C’est-à-dire l’âge qui se situe approximativement entre 5 et 23 ans. A cet âge la mémoire est très bonne. Avant, ils l’est moins. Après la courbe indicative de la capacité de mémoriser entame une descente tandis que la courbe indicative de la capacité de comprendre prend le sens inverse. C’est pourquoi les jeunes compris dans cette tranche d’âge doivent en profiter pour mémoriser le livre d’Allah le Très Haut, étant donné leur rapide et grande capacité de mémoriser et leur grande résistance à l’oubli, à la différence de leur état après cette tranche d’âge. Celui qui a dit : « Mémoriser pendant l’enfance est comme écrire sur une pierre tandis que mémoriser pendant la vieillesse est comme écrire sur de l’eau » a dit vrai. Cela étant, nous sommes redevables au Livre d’Allah de bien le mémoriser, de suivre ses directives, d’en faire la constitution de notre vie, la source de la lumière de notre cœur, le printemps de nos poitrines. Nous espérons que les règles ci-dessus indiquées constituent un bon fondement pour celui qui désire bien maîtriser le Livre d’Allah le Très Haut avec sincérité. Allah le Très Haut le sait mieux. |